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Ma station - F9VR (1957)

Radio REF 1957-03-01, pp. 188 à 190

MA STATION - F9VR, par R. Brochut F9VR.

Aujourd'hui la Station F9VR.

1957-03-01-188-190-F9VR-Station.png

La photographie, ci-dessus, montre la station F9VR et son récepteur. Je ne parlerai pas de ce dernier puisqu'il s'agit d'un BC 342 bien connu, et dont la construction m'a été tout à fait étrangère.

Par contre l'émetteur est pour moi l'objet d'une grande fierté n'étant nullement technicien de par ma profession et le voyant fonctionner presque sans incident depuis 1951.

1957-03-01-188-190-F9VR-TX.pngJe voulais à l'époque un TX compact, une puissance raisonnable et toutes commodités pour le transporter. Brancher la prise de courant, mettre un micro et installer une antenne m'ont toujours apparu comme étant les seules opérations à faire pour un être raisonnable comme prétend l'être un « radioamateur ». J'étais décidé à abandonner les montages volants de mes précédents émetteurs les fils sans nombre reliant les alimentations les modulateurs, les ampli de ci, les ampli de la… ce qui donnait à ma chambre un caractère méconnaissable que je n'oserais pas qualifier.

Donc caractéristique première de l'émetteur actuel : être compact. Le pilote avec une 6AG7 sur 1,75 Mc/s montée en Clapp m'a donné beaucoup de soucis, ce montage nécessitant deux condensateurs de toute première qualité en parallèle sur la self oscillatrice. De bons résultats ont été obtenus avec deux capacités au mica tropicalisées. J'ai voulu employer une self oscillatrice avec un pot et un noyau magnétique. J'ai appris à mes dépens que ce genre de matériel n'est pas recommandé pour un Clapp. Les étages divers utilisent une 6V6 en une 6L6.

Une self à noyau magnétique dans le circuit plaque de la première lampe est accordée sur 7 Mc/s (de sorte que j'amplifie sur cette fréquence) et joue le rôle de self de choc plus ou moins bien, sur les autres fréquences.

La 6L6, bonne à tout faire, et dieu sait si ce genre de lampe a bon caractère, plus particulièrement les métalliques mode USA, amplifie sur 3,5 et 7 Mc/s, puis double sur 14 Mc/s, et fait ce qu'elle peut sur 28 Mc/s. Une self avec plusieurs prises me permet, grâce à un contacteur de passer sur la bande choisie.

L'étage PA est constitué d'une LS 50 modulée par le suppressor (attaque par condensateur et polarisation par suppressor par – 160 volts).

Cette polarisation est obtenue par une alimentation qui me sert aussi pour le modulateur et j'ai tout simplement réuni le + 160 volts à la cathode de la LS 50 qui est isolée de la masse et découplée par condensateur pour fermer le circuit HF. La grille suppressor est réunie à la masse à travers le secondaire du transfo de modulation.

Au circuit plaque j'ai 1000 volts sous 80 mA, des selfs interchangeables pour chaque bande et je sors environ 20 watts out put HF en raison du mauvais rendement de la modulation suppressor.

Je vous rappelle que le tube LS 50 peu sortir en classe C jusqu'à 80 watts out put avec 1000 volts de tension plaque sous 120 mA. Le modulateur ne peut pas être plus simple et il le faut pour ce compact.

Une 6SJ7 en pré-ampli et une 6SN7 dont les triodes sont en série.

Le transfo de modulation est un ancien transfo de l'époque des postes à accus rapport 1/10 et j'ai dû en essayer plusieurs avant d'obtenir une modulation à l'endroit.

Les alimentations au nombre de trois sont classiques.

Celle du PA avec deux fois 1000 volts comporte une valve allemande LG 12 à vide, très robuste cette valve doit pouvoir encaisser jusqu'à deux fois 1500 volts sous 150 mA.

Tous les transformateurs sont placés en pile, les uns su les autres, entre nous soit dit, c'est un tort, l'aération étant insuffisante.

Par contre une bonne idée à noter, puisque le système fonctionne sans incident depuis plus de cinq ans, j'ai mis comme condensateurs sur le 1000 volts à l'entrée et à la sortie de ma cellule de filtrage une chaîne de condensateur « micro » de 16 microfarads avec une résistance de 500 K en parallèle sur chacun d'eux. Cela me donne donc deux microfarads.

Telles sont les caractéristiques techniques dans leur grande ligne de la station F9VR.

Un dernier point cependant : pour donner à l'appareil une apparence professionnelle j'ai fait givrer le châssis et par procédé photographique j'ai fabriqué mes propres cadrans.

Le procédé est simple. J'ai tout d'abord dessiné mon panneau avant avec mes deux cadrans, graduations et indications diverses sur du papier calque, puis j'ai rendu visite à mon photographe pour qu'il me tire ce calque par tirage direct. Ainsi graduations, cadrans et inscriptions apparaissent en blanc sur fond noir, le tout est vissé sur le panneau avant et je l'ai protégé des poussières par une feuille transparente de plexi.

Comme vous le voyez, il s'agit d'un émetteur tout à fait courant, d'une puissance à mon avis trop faible, les 20 watts out put sont un handicap surtout dans Paris où le coefficient d'absorption doit être très élevé.

C'est la raison pour laquelle je profite des vacances pour emporter l'émetteur en Bourgogne.

En effet, j'ai la prétention de faire des essais d'antenne au milieu des près, Lévy, dipôle, MD2AC, dipôle rotatif, long wire… finalement j'ai conservé la bonne vieille hertz car le sous-sol bourguignon est très humide. Pour Paris, je me trouve au-dessus des catacombes et mon choix s'est porté sur une Lévy à trois feeders afin de changer mes lobes de rayonnement selon que je les branche en série ou en parallèle.

Sur mes essais d'antenne, une anecdote Bourguignonne : je désirais changer la direction d'une de mes demi-ondes et j'avais dressé un mât splendide au milieu d'une prairie. D'un côté le mât, parfaitement haubané, de l'autre la cheminée d'un pavillon où je demeure. Mais je n'ai pas fait de nombreux essais ayant totalement oublié que le fermier voisin mettrait la nuit suivante ses « bovins » au pré… Vous devinez la suite : en pleine nuit, un de ces animaux eut la malencontreuse idée de se prendre dans mes haubans. Je fus réveillé par un bruit épouvantable, le pavillon fut ébranlé jusque dans ses fondations, le mât s'écroula… bref ce fut un réveil plutôt désagréable. Morale de l'histoire : certains disent « méfiez-vous des blondes »… je vous laisse compléter !

Quant au trafic je « taquine » le DX si ce dernier veut bien me répondre ; j'ai fait de très bonnes liaisons avec tous les continents à l'aide de ce petit émetteur.

Je ne déteste pas les essais locaux, ils permettent des contacts humains, des contacts amicaux, qu'il ne faut pas dédaigner.

A ce sujet, j'ai constaté un phénomène assez curieux : les amitiés nées dans les débuts de l'autorisation me semblent beaucoup plus profondes et d'une nature tout à fait différente de celles qui apparaissent au cours des années de trafic.

Le fait d'être de la même promotion de résoudre les mêmes difficultés technique, de se retrouver régulièrement sur l'air et de compléter ces liaisons par des QSO visu renforce les liens d'amitié.

On ne peut daigner cet aspect humain de l'Émission d'Amateur qui mon avis présente autant d'intérêt que son aspect technique.


Date de création : 11/05/2012 @ 09:06
Dernière modification : 08/12/2012 @ 19:20
Catégorie : Ma station
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